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 — December 31, 200531 décembre 2005
 

À la suite d’un accord provisoire, les membres de l’Église évangélique luthérienne en Amérique ( ELCA ) et de l’Église méthodiste unie en Amérique peuvent pratiquer l’hospitalité eucharistique. L’accord provisoire a été approuvé le 11 août 2005 par 94% des 1 018 délégués à l’assemblée de la ELCA à Orlando, Floride. Les Églises comptent ensemble 13 millions de fidèles et leur objectif ultime est de réaliser un pacte de « pleine communion » qui ne permettra pas seulement le partage eucharistique, mais qui permettra aussi au clergé des deux Églises de passer librement de l’une à l’autre, particulièrement dans les régions rurales ou urbaines où les congrégations peuvent difficilement se permettre d’avoir des pasteurs à plein temps. ( Traduit de National Catholic Reporter )

Le Saint-Siège et la Fédération luthérienne mondiale sont arrivés à l’étape finale de la rédaction d’une déclaration commune sur « L’apostolicité de l’Église et la succession apostolique ». Depuis 1997, la Commission internationale catholique-luthérienne poursuit un dialogue sous les auspices de la FLM et du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Les membres de la commission discutent d’un projet de rapport global en préparation de la déclaration qui devrait être publiée en 2006. Cette rencontre est la dernière de la phase actuelle du dialogue. Entre autres rapports, la Commission a publié à ce jour : « L’Eucharistie » ( 1978 ), « Voies vers la communion » ( 1980 ); « Le ministère dans l’Église » ( 1981 ) et « Face à l’unité » ( 1984 ). En 1999, était publiée une déclaration commune sur la doctrine de la justification qui apportait une solution au principal différend avec Martin Luther et à laquelle les méthodistes espèrent pouvoir adhérer l’an prochain, a dit le cardinal Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité entre les chrétiens. ( Traduit de Zenit.org )

Le neuvième symposium interchrétien organisé conjointement par l’Institut de spiritualité de l’Université pontificale Antonianum et le département de théologie de l’Université Aristote de Thessalonique s’est tenu à Assise, Italie, du 4 au 7 septembre 2005. Le thème étudié cette année par six théologiens orthodoxes et six théologiens catholiques, « l’Eucharistie dans la tradition orientale et occidentale avec une référence particulière au dialogue œcuménique », a été présenté par Mgr Yannis Spiteris, o.f.m. cap., archevêque de Corfou, Grèce. Dans sa lettre au cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI a rappelé que ce thème « est très significatif pour la vie des chrétiens et pour la recomposition de la pleine communion entre tous les disciples du Christ ». Il ajoutait que « réaliser la pleine communion des chrétiens doit être un objectif pour tous ceux qui professent la foi dans l’Église une, sainte, catholique et apostolique. » ( Traduit de L’Osservatore Romano )

À l’occasion de la Conférence islamique internationale tenue à Amman, Jordanie, le 6 juillet 2005, des oulémas représentant les huit écoles de jurisprudence islamique ont émis une déclaration commune, la première du genre. Cette déclaration, publiée en présence du roi Abdallah II de Jordanie, interdit de déclarer apostat ( tafkir ) tout musulman adhérant à l’une ou l’autre des huit écoles de jurisprudence ou au soufisme. Elle reconnaît l’accord entre les huit écoles sur les principes fondamentaux de l’islam; déclare que nul n’est habilité à émettre une fatwa s’il ne remplit pas les qualifications personnelles définies par chaque école de jurisprudence; affirme que le dialogue et l’engagement entre les écoles est nécessaire et utile; et appelle à la mise de côté des différences entre musulmans, à l’unification de leurs déclarations et positions, à la confirmation de leur respect mutuel les uns des autres, à la consolidation de leurs affinités mutuelles entre leurs peuples et états.

L’Église évangélique de confession luthérienne au Brésil ( IECLB ) s’oppose à la pratique du « rebaptême » pour des questions de confession, mais ne rejette pas les rebaptisés, a déclaré le pasteur Walter Altmann, président de l’IECLB, dans une récente lettre pastorale. Comme « contribution à un débat nécessaire », le pasteur Gottfried Brakemeier, ancien président de l’IECLB et de la Fédération luthérienne mondiale, a adressé un courriel aux dirigeants et aux mouvements de l’Église, en juin dernier, dans lequel il faisait remarquer que l’Église fait face à des conflits causés par des mouvements internes tels le mouvement pastoral luthérien de la base, le mouvement Encontrao, l’Union chrétienne d’évangélisation, la communion Martin Luther et le Renouveau charismatique. Il a invité l’église luthérienne du Brésil à se transformer, disant que les structures actuelles n’étaient pas viables pour la croissance et l’avenir de l’Église. Après que quatre pasteurs se soient retirés du clergé de l’Église et que trois congrégations se soient constituées en congrégations indépendantes, le conseil de l’IECLB a décidé de diffuser largement l’article du pasteur Brakemeier pour fins de discussion au sein de l’Église qui compte environ 1 200 congrégations desservies par plus de 800 pasteurs. ( Traduit de Lutheran World Information )

Un symposium sur le thème : « La relation entre les évêques et les églises locales : problèmes anciens et nouveaux dans une perspective œcuménique » s’est tenu à Rome du 1 au 3 décembre 2005. Organisé par l’Institut œcuménique San Bernardino de Venise et le Centro Pro Unione sous le patronage de la faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris et l’université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin, le symposium a étudié le ministère épiscopal quarante ans après le Concile Vatican II. Des évêques personnellement engagés dans l’œcuménisme ont partagé leur expérience et parlé des problèmes reliés au ministère épiscopal dans leurs différentes traditions ( anglicane, catholique, luthérienne et orthodoxe ). La réflexion portait sur quatre sujets : le temps du Nouveau Testament, les siècles formateurs, le droit canonique actuel, et la sociologie et la théologie pratique. L’aspect original de ce symposium était que l’épiscopat était discuté en présence d’évêques. L’objectif du symposium était d’identifier les principaux problèmes reliés à l’épiscope et à l’épiscopat aux plans œcuménique et pastoral. ( Secrétariat du Symposium )

La conférence 2005 de l’Académie nord-américaine des œcuménistes a eu lieu du 23 au 25 septembre à la maison de retraite Bishop Malloy des pères passionistes à Jamaica, NY. Le thème de l’événement était : « Réconciliation et guérison de la mémoire : l’aspect œcuménique de la réconciliation ». Le principal conférencier était le professeur d’histoire John D. Roth du Goshen College. Dr. Roth a traité de la guérison de la mémoire dans l’expérience des Anabaptistes. Il a rappelé « la mémoire lointaine des persécutions » en faisant un retour dans l’histoire du 16ième siècle lorsque des milliers d’anabaptistes furent exécutés et lorsque le prosélytisme et la construction d’églises leur furent défendus. Il s’est ensuite entretenu sur les Anabaptistes qui, cinq siècles plus tard, se sont engagés dans un dialogue signifiant avec entre autres, des théologiens de l’Église catholique et luthérienne sur la guérison de la mémoire blessée par le rejet vécu et par les souffrances infligées et, comment les dialogues entre les Mennonites et l’Église luthérienne en Amérique ont mené au concept de la «mémoire juste» [right remembering]. Il a expliqué la théologie qui donne la plénitude de sens à la «mémoire juste » quand les chrétiens, qui ont démembré le Corps du Christ par leurs divisions, se remémorent le Corps brisé du Christ et que par cette mémoire réactualisée, ils restaurent le Corps du Christ et grâce au don du pardon, ils guérissent leur mémoire blessée. ( Traduit de Journal of Ecumenical Studies et CCO)

La conférence Connect 2005 du URI-NAIN ( United Religions Initiative-North American Interfaith Network ) sur le thème : « Hospitalité, gratitude et action interconfessionnelle dans le monde » s’est déroulée du 12 au 16 août à l’Université du Nevada, à Las Vegas. Kay Lindahl, de NAIN et URI, Charles Gibbs, de URI, Sr Veronica de Brahma Kumaris International, Dirk Ficca, du conseil du Parlement des religions du monde et les directeurs spirituels Sr Jose Hobday, catholique, et Cheikh Hamza Yussuf Hanson, musulman, étaient parmi les conférenciers invités à cet événement, coparrainé par URI-NAIN et le Conseil interreligieux du Nevada du sud. ( Traduit de Journal of Ecumenical Studies )

L’organisme œcuménique Center for Catholic and Evangelical Theology a parrainé une conférence œcuménique sur le thème : « Dans un seul corps par la Croix : la proposition de Princeton pour l’unité chrétienne », afin de discuter des problèmes et des espoirs auxquels fait face l’unité des Églises. L’événement a eu lieu du 11 au 13 septembre 2005 au Centre of Theological Inquiry à Princeton, NJ. Robert W. Jenson, William Rusch, Susan Wood, David Yeager, Vigen Guroian, Cheryl Bridges Johns, Philip Turner et Bruce McCormack étaient les conférenciers. ( Traduit de Journal of Ecumenical Studies )

Le professeur Hans Küng s’est vu décerner le premier prix « Religions en dialogue » par le Journal of Ecumenical Studies ( JES ), lors d’un dîner en son honneur. Le JES est une publication savante axée sur les questions religieuses d’intérêt vital. Il est reconnu pour son érudition exemplaire, sa curiosité intellectuelle et son haut niveau d’excellence. La cérémonie a eu lieu le 16 novembre 2005 au Diamond Club de l’Université Temple de Philadelphie, USA. ( Traduit de Journal of Ecumenical Studies )

La Révde Dre Sharon E. Watkins, pasteure principale de la Disciples Christian Church à Bartlesville, Oklahoma, est la première femme élue pasteure générale et présidente de l’Église chrétienne ( Disciples du Christ ) qui compte 750 000 fidèles. Elle devient le septième pasteur général et président de l’Église dont le siège est à Indianapolis. ( Traduit de Latin American Ecumenical News )

La Commission d’étude internationale luthérienne mennonite a tenu sa première réunion du 27 juin au 1er juillet 2005 à Strasbourg, France. Le mandat de la Commission était d’examiner les condamnations de l’anabaptisme dans les confessions luthériennes et leur applicabilité aux enseignements anabaptistes/mennonites aujourd’hui. D’autres questions concernant les relations entre luthériens et mennonites étaient aussi à l’étude. Des dialogues luthériens-mennonites au niveau national ont déjà été tenus en France ( 1981-1984 ), en Allemagne ( 1989-1992 ) et aux États-Unis ( 2001-2004 ). Ces dialogues se sont aussi penchés sur les condamnations de l’anabaptisme dans les confessions luthériennes et leurs résultats ont constitué une importante ressource pour la commission internationale actuelle. Le travail de la commission d’étude devrait durer trois ans. On espère que les autorités des deux Églises pourront émettre une déclaration officielle concernant ces condamnations. La Commission, parrainée conjointement par la Fédération luthérienne mondiale et la Conférence mennonite mondiale, est coprésidée par le pasteur Rainer Burkart, mennonite, et le professeur Gottfried Seebass, luthérien, tous deux d’Allemagne. ( Traduit de Lutheran World Information )

Le Centre d’études œcuméniques de Strasbourg a axé son séminaire d’été de 2005 sur deux sujets controversés : l’ingénierie génétique et l’homosexualité. Les soixante participants venaient de différents pays et représentaient différentes confessions. Malgré la diversité des opinions, le débat s’est déroulé dans un esprit d’ouverture et de charité et a permis de trouver beaucoup de points de consensus et d’identifier des secteurs pour étude future, a constaté Kenneth Appold, professeur au Centre et coordonnateur de l’événement. Trois conférenciers ont développé la question de la bioéthique et se sont mis d’accord sur un certain nombre de principes importants, comme l’idée fondamentale que la vie humaine est la création de Dieu et a besoin d’une protection spéciale à toutes les étapes de son développement. Cependant, les conférenciers n’ont pu se mettre d’accord sur le moment où commence la vie. Sur le sujet de l’homosexualité, les participants ont partagé les expériences vécues dans leurs diverses églises locales. Ils ont particulièrement étudié la manière d’accueillir les unions homosexuelles et vu si on pouvait ordonner des homosexuels vivant une telle union. La pasteure Karen Bloomquist, directrice du département de théologie et des études de la Fédération luthérienne mondiale, a proposé des perspectives théologiques et méthodologiques pour aborder les différences sur ces sujets sans qu’ils deviennent source de division entre les Églises. Les participants ont quitté la rencontre avec le sentiment qu’il est possible et nécessaire de poursuivre ces discussions dans leurs propres Églises. ( Traduit de Lutheran World Information )

L’Association médicale chrétienne de l’Inde s’inquiète des résultats d’une étude faite à Delhi selon laquelle de nombreux avortements ont pour but d’empêcher les femmes d’avoir des enfants de sexe féminin. L’étude révèle que dans les familles où l’on a un troisième enfant à la suite de deux filles, il n’y a que 219 filles pour 1 000 garçons. De même, si le premier enfant est une fille, il n’y a que 558 filles pour 1 000 garçons. Les données proviennent de l’étude de 370 000 actes de naissance dans les huit principaux hôpitaux de Delhi sur une période de dix ans. « Ces données sont réellement inquiétantes et alarmantes », a déclaré le Dr Vijay Aruldas, secrétaire général de l’Association, ajoutant que l’étude confirme le fait que le niveau d’instruction n’a pas d’incidence sur les préjugés contre les enfants de sexe féminin. Notre étude démontre, a dit le Dr Joe Varghese, coordonnateur du groupe de politique de défense et de recherche de l’Association, « que les parents avortent délibérément les foetus féminins. Autrement il ne pourrait y avoir une telle différence de ratio selon le sexe chez les enfants. Le fait que 70 pour cent des foetus féminins sont avortés dans le cas d’un troisième enfant montre l’ampleur du problème. » L’Association médicale de Delhi, un forum de 10 000 médecins de la capitale indienne, presse la communauté médicale d’éviter les avortements au-delà de douze semaines pour restreindre le nombre de foeticides féminins. ( Traduit de Prairie Messenger )

L’évêque Munib Younan, de l’Église Évangélique Luthérienne de Jordanie et de Terre Sainte ( EELJTS ) et d’origine palestinienne, a déclaré que si les gouvernants du monde ne réussissent pas à négocier la paix en Israël et en Palestine, il reviendra alors aux responsables des Églises de se joindre aux dirigeants juifs et musulmans pour assumer cette tâche. S’adressant aux participants à la réunion du conseil de la Fédération luthérienne mondiale, tenue à Jérusalem du 31 août au 6 septembre 2005, il a dit : « si les dirigeants du monde et les politiciens ne peuvent transformer ce rêve en réalité, s’ils ne peuvent sortir de leurs intérêts nationaux étroits pour voir la souffrance humaine et entendre les prières des deux côtés, alors l’Église doit, localement et globalement, être davantage proactive et assumer sa responsabilité avec les gens de bonne volonté et de courage dans le judaïsme et l’islam. » L’Église luthérienne du Rédempteur à Jérusalem était comble pour la prédication de l’évêque Younan devant des chefs religieux catholiques, orthodoxes et protestants de Jérusalem ainsi que des membres des communautés musulmane et juive locales. Il a invité la Fédération luthérienne mondiale à « se servir de cette église à Jérusalem comme site d’un rassemblement annuel où chrétiens, musulmans et juifs, Palestiniens et Israéliens pourraient prier ensemble sans cesse jusqu’à ce qu’une paix juste et la réconciliation deviennent réalité. » ( Traduit de Prairie Messenger )

Le Ministère français de l’Éducation rapporte que, une semaine après le retour à l’école, un seul garçon sikh et onze fillettes musulmanes ont défié l’interdiction de porter des signes religieux ostentatoires à l’école publique. Il s’agit d’une nette diminution par rapport aux 240 infractions constatées le premier jour de la rentrée scolaire 2004, date d’entrée en vigueur de l’interdit, et aux 639 pour toute l’année 2004-2005. L’interdit a provoqué la colère de certains groupes religieux — notamment musulmans — en France et à l’étranger. On l’a donné comme raison de l’enlèvement de deux journalistes français en Iraq l’année dernière. Les deux ont été libérés en décembre. ( Traduit de National Catholic Reporter )

Le dix-neuvième rassemblement « Hommes et religions » organisé par la communauté Sant’Egidio a eu lieu à Lyon, France, du 11 au 13 septembre 2005, sur le thème : « Le courage d’un humanisme de paix ». Des chefs religieux représentant les traditions chrétiennes, musulmane, juive, bouddhiste, hindoue, sikhe et autres ont déclaré que la violence est un abus de la religion, et que les diverses religions partagent un désir commun de paix, de justice, de respect des droits humains, de défense des pauvres et de compréhension. Dans l’appel final signé le 13 septembre, les participants déclarent : « La voie de la paix est le dialogue. » Si les vétérans des rencontres interreligieuses n’ont pas entendu beaucoup d’idées nouvelles, il n’en est pas moins ressorti quelques suggestions concrètes pour transformer ces idées en réalité. L’archevêque anglican de Cantorbéry, le très révérend Rowan Williams, a proposé que les chefs religieux dans le monde forment des « alliances » au niveau local pour prendre la défense les uns des autres lorsqu’une religion est victime de violence physique ou verbale. Le grand rabbin de France, René-Samuel Sirat, a suggéré que les futurs rabbins, prêtres, pasteurs et imams participent à des cours en commun sur l’histoire des idées, de la sociologie religieuse et de la philosophie, tout en conservant des cursus séparés en théologie et en étude des textes sacrés. Yona Metzger, grand rabbin ashkénaze d’Israël, a proposé une sorte de « serment d’Hippocrate » pour le clergé, un engagement à renoncer à toute justification de la violence. La prochaine rencontre interreligieuse « Hommes et religions » aura lieu à l’université Georgetown, à Washington, les 26 et 27 avril 2006. Ce sera la première fois que cet événement se tiendra aux États-Unis. Il sera coparrainé par l’archidiocèse catholique de Washington et l’Université catholique d’Amérique. La communauté Sant’Egidio, basée à Rome, a été fondée en 1968 par Andrea Riccardi. Elle compte actuellement 50 000 membres dans 60 pays. ( Traduit de National Catholic Reporter/Prairie Messenger )

Une nouvelle forme de relations interreligieuses se développe dans l’église anglicane St Ethelburga, à Londres, Angleterre. Alors que les non-chrétiens forment de 10 à plus de 25% de la population des territoires des paroisses anglicanes de Londres, on encourage les paroissiens à bâtir des relations stables avec leurs voisins, dans un esprit de confiance, de réciprocité et d’engagement. À St Ethelburga, cela se fait par le « Scriptural Reasoning », une lecture communautaire et parallèle des Écritures hébraïques, chrétiennes et islamiques. Les textes choisis dans les trois traditions étudient un personnage ( par ex. Abraham ) ou un thème, comme « création », « travail » ou « sacrifice ». Avant chaque rencontre, on distribue à l’avance aux participants — idéalement des petits groupes de six à dix personnes représentant aussi également que possible les trois traditions, avec un modérateur qui voit à ce que chacun puisse s’exprimer — des textes de la Bible hébraïque, des midrashim ou du Talmud rabbiniques, du Nouveau Testament ou d’exégèse chrétienne, du Coran ou des Hadiths. Chaque texte est présenté par une personne de la même tradition et est ensuite discuté. Avec le temps, chaque participant commence à entrer dans la lecture que font les autres de leurs traditions tout en demeurant enraciné dans la sienne propre. Cela favorise la formation d’une nouvelle communauté de lecture abrahamique qui peut générer un degré étonnant d’amitié et de compréhension. Cette communauté n’est pas construite sur l’affirmation de significations, de croyances ou d’interprétations communes, mais sur le partage d’une tâche commune. Les participants se rencontrent à l’extérieur de leurs églises, de leurs mosquées ou de leurs synagogues, à des moments particuliers et dans des endroits séparés, à la manière de la « tente de la rencontre » de la Bible. Aucune tradition ne joue le rôle d’hôte et aucun participant ne joue le rôle d’invité, mais chaque tradition assume la responsabilité de réserver un espace mutuel où les textes des uns et des autres puissent être étudiés et partagés. ( Traduit de The Tablet )

Les Nations Unies ont déclaré que le 27 janvier serait désormais la Journée internationale de commémoration des victimes de l’Holocauste. La résolution, qui a l’appui sans réserve du Saint-Siège, a été coparrainée par les 104 États membres. Le Secrétaire-général de l’ONU, M. Kofi Annan, a déclaré que les Nations Unies ont la responsabilité de maintenir vivante la mémoire de l’Holocauste, afin qu’un génocide ne puisse se reproduire dans l’avenir. Le 27 janvier est présentement souligné comme journée commémorative des victimes de l’Holocauste dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne. Cette date a été choisie parce qu’elle marque ce jour de 1945 où les armées soviétiques ont libéré le camp d’Auschwitz-Birkenau, en Pologne, le plus important « camp de la mort » nazi. ( Zenit )

Un colloque sur les enjeux de la coexistence de croyants de différentes religions et d’incroyants dans la société contemporaine, présidé par l’historien Jean Delumeau, a eu lieu le 8 septembre à l’ancienne ferme des Granges de Port-Royal des Champs. Après une introduction sur « tolérance et laïcité » par Jean Delumeau, Olivier Christin a évoqué la « familiarité soupçonneuse des catholiques et protestants », Monique et Bernard Cottret « la tolérance, selon Rousseau », Géraud Pomarède « l’islam dans la France du XVIe au XVIIIe siècle », Rita Hermon-Belot « la reconnaissance du judaïsme comme religion française ». L’après-midi, Philippe Boutry s’est attaché à « la question de la liberté religieuse depuis le Syllabus », F. Benoît Billot à « ce que le bouddhisme peut apporter à un moine chrétien », Haziza Maadi et Marie-José Michel au « vivre ensemble à l’université » et Abeelwahah Hechiche au « dialogue interreligieux : un impératif pour le XXIe siècle ». ( la Croix )

L’agence Oikocredit, dont le siège est aux Pays-Bas, a annoncé le 6 octobre 2005 qu’elle avait approuvé un financement record durant les neuf premiers mois de cette année pour le secteur de la microfinance qui, entre autres, accorde des petits prêts appelés microcrédits à ceux qui sont à court d’argent. Trente ans après son lancement, la coopérative internationale de développement liée aux Églises, a déclaré être devenue un leader mondial dans le domaine du financement des petits crédits aux personnes défavorisées afin de les aider à ouvrir leur propre petit commerce. Oikocredit a été fondé comme Société coopérative de développement œcuménique en 1975 par le Conseil œcuménique des Églises ( COE ) en vue d’offrir aux Églises un moyen d’investissement socialement juste. Les trésoriers des Églises se sont tout d’abord montrés sceptiques mais Oikocredit souligne qu’aucun investisseur n’a jamais perdu d’argent. La microfinance a connu un nouvel élan lorsque les nations Unies ont déclaré 2005 Année internationale du microcrédit. ( ENI )

Une célébration interspirituelle, « Un cri de la Terre », a eu lieu le dimanche 4 décembre à l’Oratoire Saint-Joseph à Montréal. La célébration, organisée par des membres des communautés catholique, protestante, juive et musulmane, s’est déroulée dans le cadre de la 11e Conférence des parties des Nations Unies sur les changements climatiques tenue à Montréal du 28 novembre au 9 décembre. Le Conseil œcuménique des Églises ( COE ) organise à chaque conférence une célébration interreligieuse qui réunit des centaines de personnes de toute foi et de toute croyance. L’Oratoire a été choisi parce qu’il est un symbole de rassemblement des foules pieuses et qu’il a une longue histoire d’ouverture aux autres groupes religieux. La célébration a mis l’accent sur l’écoute des victimes des changements climatiques et du réchauffement de la planète, provenant de pays en développement et de l’Arctique canadien. C’était à la fois une célébration de la Création de Dieu, un temps de repentance pour la destruction de la Terre et une occasion unique pour les gens de renouveler leur engagement à prendre soin de la Création en solidarité avec toutes les victimes des changements climatiques partout où elles se trouvent. ( Aujourd’hui Credo )

La conférence de 2005 des foyers interconfessionnels, « Partageons notre rêve avec l’autre hémisphère », organisée par l’Association australienne des foyers interconfessionnels, a eu lieu du 18 au 21 août à Newcastle, Nouvelles-Galles du Sud, Australie, avec la participation du clergé et de laïcs d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de Grande-Bretagne et du Canada. La délégation canadienne était composée de Fenella et Ray Temmerman de Winnipeg, Manitoba, et de Joy et Édouard Bédard de Pointe-Claire, Québec. Les présentations ont porté sur l’expérience vécue des familles; la guérison des blessures dans certains diocèses australiens; la marche vers la réalisation de nos rêves; célébrer les foyers interconfessionnels; les défis œcuméniques; et la signification pour nos Églises. La conférence était honorée de la présence de la Dre Ruth Reardon, théologienne du Royaume-Uni, de l’évêque catholique de Maitland-Newcastle, Mgr Michael Malone, de l’abbé Gérard Kelly, professeur à l’Institut catholique de Sydney, de Mgr Graeme Rutherford, évêque auxiliaire du diocèse anglican de Newcastle, du pasteur Chris Budden, de l’Église unificatrice d’Australie; du pasteur luthérien Michael Grosas, du pasteur presbytérien David Campbell, et du cardinal Edward Cassidy. Les participants ont été accueillis chaleureusement par les coordinateurs Bev et Kevin Hincks. Les rencontres de foyers interconfessionnels ont débuté dans les années 1960 et des groupes sont maintenant formés dans plus de douze pays. Les précédentes conférences internationales ont eu lieu à Rome ( 2003 ), au Canada ( 2001 ), à Genève ( 1999 ) et en Virginie ( 1996 ). La prochaine conférence de l’Association des foyers interconfessionnels se tiendra en Virginie, du 19 au 23 juillet 2006. Pour renseignements : [www.interchurchfamilies.org] ou appeler Joy ou Édouard Bédard à (514) 630-0055. ( CCE )

Posted: December 31, 2005 • Permanent link: ecu.net/?p=188
Categories: CCEIn this article: Centre Canadien d’œcuménisme
Transmis : 31 décembre 2005 • Lien permanente : ecu.net/?p=188
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