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 — September 30, 200330 septembre 2003
 

Des chrétiens de diverses dénominations travaillent ensemble à la construction d’un monastère de bénédictins olivétains en Irlande du Nord. Cet effort commun est un hommage aux moines qui se sont donné comme mission la réconciliation entre les communautés protestante et catholique. Ils ont commencé de façon modeste à leur arrivée au village de Rostrevor, il y a cinq ans, en invitant des membres du clergé local à prier avec eux. Plusieurs villageois leur ont dit qu’ils n’étaient jamais entrés dans une église d’une autre confession avant leur arrivée. Ils ont maintenant des activités œcuméniques régulières et le clergé du village ainsi que des dirigeants chrétiens rencontrent les moines à toutes les deux semaines pour la Lectio Divina – lecture priante des Écritures. Le monastère de la Sainte-Croix est érigé juste à l’orée du village sur un terrain donné par un fermier local. Le jour de la fête de saint Benoît, les moines ont inauguré un site web et une campagne de sollicitation « Achetez une brique » pour le nouveau monastère. (L’adresse du site est : [www.benedictinemonks.co.uk).

Fondée en 2000, l’Association « Sources », qui cherche à renforcer les liens d’amitié et de solidarité entre institutions académiques catholiques et orthodoxes, a tenu sa session de travail annuelle du 13 au 16 février à Arezzo (Toscane), sur le thème « Purification de la mémoire et des passions ethniques et confessionnelles ». La rencontre a permis un échange d’expériences œcuméniques entre prêtres et laïcs responsables de la formation ainsi que le lancement d’un projet de manuel qui présentera des études théologiques sur la paix et la réconciliation, donnera des exemples concrets de ce qui a déjà été fait dans ce domaine et proposera des fiches pédagogiques présentant la diversité des contextes – ecclésial, social et historique – dans les différents pays.

Une icône de Notre-Dame-de-Kazan, actuellement conservée au Vatican, dans les appartements privés du pape Jean-Paul II, devrait être prochainement rendue à la Russie. L’icône Notre-Dame-de-Kazan est l’une des icônes de la Mère de Dieu les plus vénérées de Russie. L’original a été découvert dans la ville de Kazan, en 1579, par une fillette de dix ans, sur l’emplacement d’une maison détruite par un incendie, emplacement qui, selon la tradition, lui aurait été indiqué en songe. L’icône accompagnait les armées russes lors de la libération de Moscou de l’envahisseur polonais à la fin du « Temps des troubles », en 1612. L’original était conservé au monastère de l’Annonciation à Kazan, où il devait être volé en 1904.

Des responsables d’Églises roumaines ont commencé à dresser la liste des martyrs morts pour leur foi sous le régime communiste, et envisagent de la publier l’an prochain. « Toutes les grandes Églises ont souffert durant la période communiste dans notre pays, c’est pourquoi ceci est un évènement œcuménique important » estime Costel Stoica, porte-parole du Patriarcat de Bucarest de l’Église orthodoxe. « Nous avons commencé à réunir des données en 1990, et avons déjà publié des documents concernant les chrétiens orthodoxes, catholiques et protestants qui ont souffert à cause de leur foi », a expliqué Costel Stoica. La liste, ont précisé des représentants orthodoxes, catholiques et protestants à l’issue d’une rencontre sur ce projet au début de l’année, comprendra 120 orthodoxes, 50 catholiques romains et 20 protestants, ainsi que 150 martyrs de l’Église grecque-catholique roumaine, de rite oriental mais fidèle à Rome, interdite en 1948.

Une chaire de théologie œcuménique, créée à l’université pontificale Saint Thomas d’Aquin, à Rome, sera occupée par des professeurs d’autres confessions chrétiennes. Elle est nommée d’après Jean-Marie Roger Tillard, le dominicain canadien reconnu internationalement pour ses écrits sur l’œcuménisme et pour son travail au sein de la Commission internationale anglicane-catholique (ARCIC), décédé en novembre 2000. La chaire permettra aux 1 400 étudiants de l’université, venant de 98 pays, d’avoir des contacts directs avec des théologiens de diverses Églises.

Le dialogue anglican-catholique aux États-Unis propose une série de pas intermédiaires que les autorités catholiques et anglicanes pourraient prendre pour renforcer leurs liens sur le chemin de la pleine communion : la participation des évêques anglicans aux synodes des évêques catholiques à Rome, le changement de statut des évêques catholiques à la Conférence de Lambeth de la communion anglicane de « participants œcuméniques » à « évêques catholiques délégués », et la participation de semblables évêques délégués de l’autre Église aux assemblées de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis et de la Chambre des évêques de l’Église épiscopalienne des États-Unis. Les Américains ont aussi approuvé la proposition de la Commission internationale anglicane-catholique que des évêques anglicans se joignent aux évêques catholiques lors de leur visite quinquennale ad limina au Saint-Siège.

La primauté papale, ses fondements scripturaires et son exercice dans l’Église d’aujourd’hui ont fait l’objet de quatre jours de débats et d’étude par des théologiens catholiques et orthodoxes réunis au Vatican du 21 au 24 mai 2003. Les théologiens ont examiné les phases clés du développement de l’exercice de la primauté papale, depuis les écrits des Pères de l’Église jusqu’aux définitions des conciles. Le fait que le but de la rencontre était d’échanger des points de vue et des recherches théologiques et non de tirer des conclusions ou des recommandations a permis des discussions très libres et un examen des vrais problèmes tels que perçus par les deux Églises. À la fin de la rencontre, les participants ont décidé de publier tous les articles préparatoires aux débats, dans l’espoir que cela stimulerait une réflexion ultérieure. Le Vatican et une maison d’édition orthodoxe ont commencé à réunir les textes, mais la date de publication n’a pas été annoncée.

Le plus grand rassemblement officiel entre protestants et catholiques romains qui ait jamais eu lieu en Allemagne s’est terminé le dimanche 1er juin à Berlin par un service œcuménique auquel assistaient des dizaines de milliers de personnes. « Le Kirchentag (rassemblement d’Église) œcuménique a été un grand pas en avant sur la voie de l’œcuménisme chrétien », a déclaré Hans Joachim Meyer, l’un des deux coprésidents de l’événement. Selon les organisateurs, environ 200 000 personnes d’Allemagne et d’ailleurs étaient présentes dans la capitale allemande pour ces cinq jours de rassemblement. Dans un message adressé par le pape, Jean-Paul II écrit que l’événement était un « signe œcuménique » montrant que ce qui unit les chrétiens est plus fort et plus significatif que ce qui les divise. Le vendredi 30 mai, 16 Églises allemandes — protestantes, catholiques et orthodoxes — ont signé la Charte œcuménique, un ensemble de lignes directrices visant à promouvoir la coopération entre des Églises européennes, et entre autres « l’unité visible » de l’Église.

Un groupe d’hommes et de femmes musulmans et chrétiens s’est réuni à Chicago le 20 mars, pour imaginer ce que serait le monde si les dirigeants des Églises, des mosquées et de la société civile étaient plus ouverts aux femmes. Les conférenciers au colloque de deux jours, au Catholic Theological Union, sur le thème « Femmes, religions et leadership dans le christianisme et l’islam » ont traité des positions de direction qui sont présentement fermées aux femmes dans leurs différentes traditions de foi. Les participants à cette troisième rencontre d’études islamo-catholiques ont aussi parlé des exemples positifs de femmes visionnaires d’autrefois et d’aujourd’hui et du besoin de créer de nouvelles façons de diriger qui reflètent davantage les contributions des femmes.

Le Conseil sur les relations américano-islamiques, à Washington, lançait, le 1er mai dernier, un guide sur l’islam destiné aux forces de l’ordre. Ce guide contient des informations de base sur les croyances et pratiques de l’islam et traite de questions comme les fouilles corporelles et la manière d’entrer dans un foyer musulman, en tenant compte des exigences de la religion en matière de modestie. Les dirigeants du Conseil ont déclaré que le manuel a pour but de promouvoir de meilleures communications, de prévenir le manque de respect et le profilage et de faciliter la coopération sur des questions de sécurité dans une atmosphère de respect mutuel.

À l’occasion de la fête bouddhique de Vesak, célébrée le 14 mai, le nouveau président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Mgr Michael Fitzgerald, adressait une chaleureuse invitation aux bouddhistes à s’unir par la prière en faveur de la paix dans le monde. Le Vesak, la plus importante fête religieuse bouddhique, commémore les événements les plus marquants de la vie du Bouddha. Dans un monde ou « chaque jour, les quatre coins du monde témoignent de nouvelles scènes d’effusion de sang, de violence, d’affrontements et de crises … il ne nous est pas possible de continuer à mener une vie qui ne nous engage pas à promouvoir nous-mêmes la cause de la paix dans le monde … Je suis convaincu que, persévérant dans la prière, nous contribuerons à faire avancer la paix dans le monde, aujourd’hui et demain », écrivait Mgr Fitzgerald.

Lors de sa réunion du 4 au 7 juin 2003 à Thessalonique (Grèce), le Comité de la Commission spéciale sur la participation des orthodoxes au Conseil œcuménique des Églises (COE) a envisagé les suites à donner aux principaux thèmes abordés dans le rapport de 2002 : prière commune, ecclésiologie, méthode du consensus et conditions d’appartenance au COE. Les membres du Comité directeur ont réaffirmé l’importance particulière donnée dans ce rapport à la prière, qui doit être en permanence au coeur de tous les efforts pour parvenir à l’unité des chrétiens. Par ailleurs, au cours de cette réunion, le Comité directeur a longuement parlé du passage à la méthode du consensus pour prendre les décisions. Un manuel est en cours d’élaboration, qui traduira en pratique cette méthode du consensus. Le Comité directeur a prévu que cette méthode serait testée pour la première fois en grandeur nature lors de la session du Comité central de 2005. En vue de l’application de ce mécanisme à la Neuvième Assemblée, qui aura lieu à Porto Alegre « Brésil » en 2006, on préparera un cadre méthodologique tenant compte de l’expérience faite au Comité central.

Les participants au dialogue mid-atlantique catholiques-musulmans, réunis à Brooklyn les 8 et 9 avril, ont discuté de religion et violence, de mariage et famille, d’abus sexuels dans l’Église catholique et du traitement des musulmans par les chrétiens américains. Naeem Baig, secrétaire général de la Société islamique d’Amérique du Nord, a déclaré que les musulmans continuent d’être inquiets des commentaires d’évangélistes qui parlent de l’islam comme d’une « religion mauvaise et perverse » qui incite à la violence. Les représentants catholiques ont assuré les dirigeants musulmans qu’ils ne partagent pas les vues des chrétiens fondamentalistes sur l’islam. « Nous n’interprétons certainement pas l’Apocalypse pour savoir qui est l’Antéchrist dans le monde contemporain ou comment se joue aujourd’hui la bataille de l’Armageddon », a déclaré John Borelli, directeur des relations interreligieuses de la Conférence des évêques catholiques américains.

On annonce la création à Jérusalem, d’un Institut Albert-Decourtray d’Études Juives pour combler le vide produit par la fermeture de l’ancien Centre chrétien d’Études Juives « Ratisbonne ». Cet Institut matériellement indépendant des Églises, ouvert aux étudiants de second et de troisième cycle universitaire, se donne pour objectif de promouvoir un enseignement pratique des sources littéraires du Judaïsme, de l’histoire des relations judéo-chrétiennes et des problématiques méthodologiques et théologiques apparues dans les controverses entre les deux communautés. L’Association Albert Decourtray [www.afiq.net/institut/], créée en décembre 2002 pour soutenir ce projet, est une association de droit israélien. Elle compte parmi ses membres fondateurs : André Chouraqui, Émile Shoufani, Jacquot Grunewald, Daphna Poznanski, Michel Remaud … Institut Albert-Decourtray, POB 61229 Jérusalem 91060 Israël.

Le Prix Templeton 2003 a été décerné au révérend Holmes Rolston III, professeur de philosophie à l’université d’État du Colorado, en reconnaissance de ses trente années de recherches, d’écrits et de conférences sur l’obligation religieuse de respecter la nature. Ce prix prestigieux d’une valeur de plus d’un million de dollars US, a été fondé il y a trente ans par un laïc presbytérien, sir John Templeton, pour promouvoir le progrès des recherches ou des découvertes sur les réalités spirituelles. Le professeur Rolston, pasteur presbytérien, a contribué à l’établissement du domaine de l’éthique de l’environnement. Il est un chef de file mondial pour la protection de l’écologie de la Terre et la reconnaissance de la valeur intrinsèque de la création, y compris la genèse évolutionniste du monde naturel. Il est au premier rang de ceux qui joignent la biologie à la religion pour la compréhension de l’écosystème évolutionniste de la Terre.

Pour commémorer le 50e anniversaire de la mort de l’abbé Paul Couturier, le Réseau Couturier d’Amitié œcuménique (« Couturier Links of Ecumenical Friendship 2003 », Londres) a organisé, du 27 au 29 juin 2003, dans le Couvent Anglais de Bruges, un colloque sur « L’œcuménisme spirituel : la vision de Paul Couturier sur l’unité des chrétiens ». Les Églises catholique, orthodoxe, anglicane et méthodiste étaient représentées à ce colloque. L’adresse internet du réseau est paulcouturier.faithweb.com.

Des représentants du Vatican et du Conseil œcuménique des Églises (COE) se sont réunis dans le sud de l’Italie, du 5 au 11 mai, pour étudier trois projets de documents qui doivent être soumis au Conseil pontifical pour la promotion de l’unité chrétienne et à l’assemblée générale du COE en 2006. Les textes abordent le lien entre le baptême et le baptême dans une communauté chrétienne, la nature et le but du dialogue œcuménique et la participation de l’Église catholique dans les conseils d’Églises nationaux et régionaux, pratique qui se répand de plus en plus.

Dans le but d’offrir un symbole d’unité et de paix dans un temps de guerre, trois évêques chrétiens de San Francisco ont fait, au début d’avril, un pèlerinage plutôt inhabituel en Europe. Le métropolite grec orthodoxe Anthony, l’évêque épiscopalien William Swing et l’archevêque catholique William Levada ont visité les centres de leurs branches respectives du christianisme : Istanbul, Cantorbéry et Rome. Ils y ont rencontré ensemble les chefs de chacune des Églises et ont prié ensemble. Ils ont défini leur pèlerinage comme une promotion de l’unité chrétienne et un témoignage de coexistence pacifique sur fond de guerre en Irak. Selon le métropolite Anthony, le voyage pourrait contribuer à former une conscience œcuménique. « Pour moi, ce que cette entreprise signifie principalement c’est que, lorsque je regarde ces deux hommes, je vois des frères, non seulement au plan humain, mais des frères évêques » a-t-il dit.

La recherche de la paix dans le monde exige des efforts pour faire progresser le dialogue catholico-musulman à tous les niveaux, ont déclaré les conférenciers devant une salle comble à la paroisse de l’Annonciation à Washington, le 24 avril. Monseigneur Fitzgerald, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a dit qu’une des principales raisons pour le dialogue islamo-chrétien est tout simplement sociologique : les fidèles de ces religions constituent la moitié de la population mondiale. Mais il y a des raisons plus profondes pour développer de bonnes relations entre chrétiens et musulmans, a-t-il dit. Pour les chrétiens, la dignité inhérente de chaque personne créée à l’image de Dieu est intensifiée par l’action rédemptrice du Christ. L’imam Abdulaziz Sachedina, professeur d’études religieuses à l’Université de la Virginie, a dit, pour sa part, que le dialogue ne peut exister sans reconnaissance de la dignité et de l’égalité de l’autre. Mais le christianisme aussi bien que l’islam doivent surmonter une longue histoire de triomphalisme, de fidèles qui croient qu’eux seuls peuvent être sauvés et que les autres sont damnés, a-t-il ajouté. Selon le professeur Sachedina, il doit y avoir, à côté du dialogue, la « pratique du dialogue » ou collaboration entre musulmans et chrétiens fondée sur l’éthique commune que nous partageons tous, d’aider les démunis et de travailler pour la justice.

L’église Saints-Vincent-et-Anastase, face à la Fontaine de Trevi, offerte par le pape Jean-Paul II à l’Église orthodoxe de Bulgarie pour sa paroisse à Rome, a été ouverte au culte orthodoxe, le 24 mai dernier. Une importante délégation de l’Église bulgare participait à la célébration de la liturgie eucharistique. Plusieurs membres de la curie romaine, dont le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, ainsi que Mgr. Salvatore Fisichella, président de la commission pour l’œcuménisme du diocèse de Rome, avaient été invités à participer à ce « moment de joie particulier ». La célébration était retransmise en direct par la télévision bulgare. C’est lors de son voyage officiel dans ce pays, en mai 2002, que Jean-Paul II avait annoncé sa décision de donner une église dans Rome à l’usage de la communauté orthodoxe bulgare de la ville. La messe catholique est toujours célébrée à cette église, et les liturgies orthodoxes ont lieu les vendredis, samedis et dimanches.

Deir Mar Musa, ou communauté de saint Moïse l’Éthiopien, vise à promouvoir le rapprochement avec l’islam en « redécouvrant les bonnes relations qui existaient entre les premiers musulmans et les moines chrétiens aux frontières du désert d’Arabie », a dit son fondateur, le jésuite Paolo Dall’Oglio. Perchée sur une colline dans le désert de Syrie, la communauté de Deir Mar Musa comprend un groupe international de moines et de moniales dans la trentaine ainsi que quelques laïcs dont des couples mariés. Après quatre ans, ceux qui sont acceptés prononcent des voeux perpétuels de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, ainsi que des promesses de contemplation, de travail, d’hospitalité et d’amour de l’islam. Ils mènent une vie de prière, de travail et d’étude et construisent un monastère virtuel sur internet à www.deimarmusa.org. La pratique de l’hospitalité abrahamique est au coeur de leur existence. Ils désirent combler l’énorme fossé entre les disciples de Jésus et les disciples de Muhammad en accueillant tous les visiteurs, en répondant à leurs questions, en les invitant à se joindre à leurs prières, en construisant sur leur montagne avec et pour eux un jardin du peuple, et en se joignant à leurs jeûnes pour la paix.

Les réformés du canton suisse de Zurich ont présenté des excuses publiques pour les persécutions perpétrées durant la Réforme contre le mouvement des anabaptistes, dont les descendants actuels comprennent de nombreux mennonites et la communauté amish en Amérique du Nord. Durant un culte célébré dans la cathédrale de Zurich le 3 mai, des chrétiens réformés de Suisse, des mennonites et des membres de la communauté amish des États-Unis ont échangé des paroles de réconciliation. Les Amish et de nombreux mennonites font remonter leurs racines aux Frères suisses, un mouvement chrétien radical du 16e siècle près de Zurich. Les Frères suisses étaient appelés anabaptistes, ou rebaptiseurs, car ils refusaient le baptême des enfants, préconisant le baptême des adultes croyants. Considérés comme hérétiques par les protestants et les catholiques, ils ont été persécutés, et nombreux sont ceux qui sont partis chercher refuge en Amérique. Cet événement s’inscrivait dans le cadre d’une conférence de quatre jours organisée à l’initiative de Geri Keller, un pasteur réformé suisse à la retraite qui, l’an dernier, s’était rendu aux États-Unis et avait rencontré des communautés amish et mennonites. Durant la conférence, des pasteurs réformés ont lavé les pieds des représentants amish et mennonites présents. Cet acte, marque d’humilité, est partie importante de la tradition anabaptiste.

Le premier dialogue officiel entre bouddhistes et catholiques aux États-Unis a été inauguré par une série de conférences, du 20 au 23 mars, dans un centre de retraites de Californie. Quatorze bouddhistes et quatorze catholiques ont partagé ce que signifie pour eux suivre le chemin des Bodhisattvas (êtres éveillés) et le chemin de Jésus Christ, et discuté de leurs compréhensions de la transformation, de la grâce, de l’incarnation et de la passion de Jésus, du discernement des esprits, de la prière, de la nature de Bouddha et termes apparentés. Chaque journée débutait par quarante-cinq minutes de méditation facultative dans la salle de méditation bouddhique. Les hôtes bouddhistes avaient transformé leur salle Confucius en un espace pour le culte chrétien avec une croix de bois toute neuve sur le mur. Les deux parties se proposent de se réunir de nouveau en 2004 et de poursuivre des conversations régulières jusqu’en 2006.

La commission internationale anglicane-catholique romaine pour l’unité et la mission (IARCCUM), fondée en 2001, est à rédiger une déclaration conjointe qui doit définir officiellement le degré d’accord dans la foi entre anglicans et catholiques, consolider les résultats de plus de trente ans de dialogue et engager les partenaires du dialogue dans un partage plus profond de la vie et du témoignage communs. Des sous-comités de la Commission étudient le processus de réception œcuménique et de stratégies pratiques afin d’aider les deux communions, particulièrement au niveau local, à faire ensemble, dès à présent, tout ce qu’il est possible de faire dans le contexte actuel d’une communion réelle mais imparfaite.

Posted: September 30, 2003 • Permanent link: ecu.net/?p=76
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Transmis : 30 septembre 2003 • Lien permanente : ecu.net/?p=76
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