Older postsAnciens articles | Newer postsArticles récents  

 — March 31, 200231 mars 2002
 

À la fête de Diwali, le président du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux a adressé ses voeux les meilleurs aux croyants hindous et leur a proposé d'éduquer nos communautés respectives au dialogue pour assurer la paix à l'avenir. « La guerre et la violence menées au nom de la religion sont contraires au véritable esprit de la religion et peuvent menacer son existence même », disait le Cardinal Francis Arinze dans son message. La fête de Diwali, ou Deepavali, est une fête des lumières où la déesse de la bonne fortune rend visite à chaque maison éclairée d'une lampe. La célébration est basée sur un ancien mythe qui raconte la victoire de la vérité sur le mensonge, de la lumière sur la noirceur, de la vie sur la mort et du bien sur le mal. Placée pendant trois jours en automne, cette fête marque le début de la nouvelle année, la réconciliation familiale et l'adoration de Dieu.

Dans une déclaration conjointe datée du 23 octobre, les coparraineurs des Conversations entre baptistes du sud et catholiques, aux États-Unis, ont annoncé la fin de leurs conversations officielles. Le comité des évêques américains pour les affaires œcuméniques et interreligieuses, coparraineur catholique, a déclaré que la décision de mettre un terme aux conversations est venue du coparraineur baptiste, le comité nord américain de la mission de la Convention baptiste du sud. Le comité a dit « être d'accord à regret avec cette décision » et « demeurer ouvert à la conversation si l'occasion se présente de nouveau à l'avenir. »

Deux évêques représentaient l'Église orthodoxe lors du synode général des évêques catholiques à Rome, du 6 au 12 octobre dernier. Le métropolite Ambroise, évêque du diocèse d'Oulu (Finlande), et l'évêque Emmanuel, auxiliaire du diocèse de Belgique, composaient la « délégation fraternelle » envoyée par le patriarcat œcuménique, à l'invitation du pape Jean-Paul II. Lors de la cérémonie d'ouverture du synode, le métropolite Ambroise donnait lecture d'un message du patriarche œcuménique Bartholomée Ier, « premier parmi les égaux » dans l'épiscopat orthodoxe, qui souligne toute l'importance du thème choisi cette année par le synode : « Le rôle de l'évêque dans la proclamation de la Bonne Nouvelle ». Quelques jours plus tard, le métropolite s'adressait personnellement aux évêques catholiques venus du monde entier, affirmant que les questions de mission et de témoignage de l'Évangile dans la société du XXIe siècle étaient également partagées par les évêques orthodoxes. « Ces défis se posent de la même façon pour l'Église orthodoxe », a-t-il fait remarquer, avant de déclarer : « Nous partageons vos difficultés et vos joies dans votre service du Christ ».

Des divergences de vues sur le ministère ordonné sont l'obstacle principal au progrès œcuménique entre catholiques et protestants, ont déclaré les participants à un colloque à Rome. Le colloque, coparrainé par l'université bénédictine Saint-Anselme et la faculté vaudoise de Rome, était centré sur la manière dont catholiques et protestants comprennent les sacrements. L'événement, auquel participaient des théologiens de partout dans le monde, coïncidait avec le deuxième anniversaire de la signature de la Déclaration commune entre catholiques et luthériens sur la doctrine de la justification, qui définit la théologie du salut.

Les dons pour la reconstruction de l'église orthodoxe Saint-Nicolas, qui s'élevait dans le quartier d'affaires de Manhattan, à New York, à 150 mètres du World Trade Center, se multiplient. Dès le 22 septembre, le patriarche œcuménique Bartholomée 1er a annoncé que le patriarcat attribuait une somme de 50 000 $ (56 047 €) à la reconstruction de l'église. La municipalité de Bari, ville du sud de l'Italie où sont conservées depuis la fin du XIe siècle les reliques de saint Nicolas, a annoncé son intention d'apporter une contribution de 500 000 $ (560 470 €). Le Conseil juif des États-Unis a quant à lui décidé, le 16 octobre, d'offrir 10 000 $ (11 209 €). L'archevêque Dimitiri de New York, qui est à la tête de l'archevêché grec du patriarcat œcuménique aux États-Unis, a salué ce don comme « authentique geste du coeur ». Il a également remercié la municipalité et les habitants de Bari. On note également de nombreuses initiatives privées. Fondée par des émigrants grecs en 1916 dans un petit immeuble datant du milieu du XIXe siècle, l'église Saint-Nicolas a été entièrement détruite lors de l'effondrement des tours jumelles (Twin Towers) du World Trade Center, le 11 septembre dernier.

La 61e séance du Dialogue théologique catholique-orthodoxe d'Amérique du Nord s'est déroulée du 11 au 13 octobre, au collège Saint-Paul, à Washington, sous la coprésidence de l'archevêque de Milwaukee, Mgr Rembert Weakland, côté catholique, et du métropolite Maxime de Pittsburg (patriarcat œcuménique), côté orthodoxe. Poursuivant l'étude sur les problèmes liés à l'addition du Filioque dans le symbole de Nicée-Constantinople qu'elle mène depuis 1999, la commission a entendu le père Brian Daley, théologien jésuite, et le père Alexandre Golitsin, prêtre orthodoxe, sur la théologie trinitaire chez saint Cyrille d'Alexandrie, le père Ronald Roberson, professeur au Saint Paul's College, dans un exposé sur la doctrine trinitaire chez le théologien jésuite américan Edward Kilmartin, et le père Nicolas Apostola traitant du même sujet dans l'oeuvre du père Dumitru Staniloe, théologien orthodoxe roumain. Deux documents de synthèse présentant les dimensions historiques et théologiques de la question du Filioque du point de vue catholique et du point de vue orthodoxe ont ensuite été commentés par le père Pierre Galadza et par Susan Ashbrook Harvey respectivement. Les participants ont également fait le point sur les principaux événements qui ont marqué la vie de leur Église au cours de ces derniers mois. Ouvert en 1965, le dialogue théologique catholique-orthodoxe d'Amérique du Nord est placé sous les auspices des Conférences épiscopales catholiques des États-Unis et du Canada et de la Conférence permanente des évêques orthodoxes canoniques en Amérique.

Le théologien et historien orthodoxe français Olivier Clément a été récompensé à l'occasion de son 80e anniversaire, le 16 novembre dernier, par le prix Logos-Eikon que le Centre d'études et de recherches Ezio Aletti de Rome lui a attribué pour l'ensemble de son oeuvre. Depuis sa fondation en 1993, le Centre Aletti se propose de promouvoir la rencontre et le dialogue entre chrétiens d'Orient et d'Occident. Au cours de cette même réception, Olivier Clément a également reçu un doctorat honoris causa qui lui a été conféré par l'université du Sacré-Cœur du Connecticut (États-Unis). Après quelques paroles de remerciement, Olivier Clément a lancé un vibrant appel en faveur de l'unité des chrétiens : « Ce Dieu qui s'ouvre et révèle qu'il porte en lui le mystère de l'autre, ce Dieu de la kénose et de la liberté, ce Dieu qui s'incarne pour triompher de la mort et de l'enfer, nous devons en témoigner ensemble ».

Une consultation des femmes orthodoxes a eu lieu à Genève du 11 au 16 octobre dernier, sur le thème « Être Église : voix et visions de femmes ». Cette rencontre avait pour objectif de consulter des chrétiennes orthodoxes sur les suites à donner à l'action et à la réflexion amorcées pendant la décennie « Solidarité des Églises avec les femmes » de 1988 à 1998. Plus précisément, il s'agissait de leur soumettre un texte élaboré à ce sujet, dans le cadre du COE, afin qu'elles puissent éventuellement le compléter ou l'amender dans une perspective orthodoxe. Ont participé à cette consultation des théologiennes et des femmes impliquées dans la vie de leurs Églises, venues de France, de Suisse, de Bulgarie, de Géorgie, de Grèce, de Roumanie, du Moyen-Orient, des États-Unis et d'Australie.

Un colloque international sur « La famille dans les sociétés post-athées » s'est tenu du 29 septembre au 6 octobre, dans les locaux de l'Académie de théologie de Kiev et de l'Académie Mohyla. Placé sous la présidence du métropolite Vladimir de Kiev, ce colloque a réuni environ 150 participants venus d'Ukraine, de Russie, de Biélorussie, de France, d'Italie et de Grèce. De nombreux théologiens, philosophes, sociologues, psychologues et historiens ont, durant une semaine, analysé la situation, souvent dramatique, de la vie familiale dans les sociétés d'Europe de l'Est, mais aussi en Occident. Parmi les intervenants orthodoxes figuraient Constantin Sigov, directeur du Centre européen en sciences humaines de Kiev et organisateur de ce colloque, le père Hilarion Alfeiev, responsable des relations interchrétiennes au patriarcat de Moscou, Antoine Arjakovsky, attaché de coopération à l'ambassade de France à Kiev, tandis que, côté catholique, on notait la présence de Mgr Nicolas Eterovitch, nonce apostolique en Ukraine, ainsi que de Mgr Pierre Duprey, ancien secrétaire du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.

L'archevêque de Cantorbéry, George Carey, chef spirituel des 70 millions d'anglicans dans le monde, a décidé de prendre sa retraite cette année. Il quittera ses fonctions en octobre, peu avant d'avoir 67 ans, après avoir aidé à l'organisation du jubilé marquant le 50e anniversaire de règne d'Elisabeth II, tâche qu'il aurait acceptée à la demande de la souveraine. Lors d'une conférence de presse tenue le 8 janvier, un représentant de l'Église précisait que les évêques pouvaient prendre leur retraite dès l'âge de 65 ans. George Carey est archevêque depuis 1991. Les pressions de cette charge se sont constamment multipliées alors que le siège de Cantorbéry se développait pour devenir la présidence de facto de la Communion anglicane mondiale. La nomination des évêques de l'Église d'Angleterre est faite au nom de la reine Elisabeth II, mais, en pratique, ceux-ci sont choisis par le gouvernement britannique. Le nouvel archevêque de Cantorbéry sera donc choisi par le premier ministre, Tony Blair, lui-même anglican, sur une liste comportant deux noms qui lui sera soumise par les autorités ecclésiastiques. L'archevêque Carey a passé une grande partie de son temps à essayer de résoudre les divisions potentielles au sein de la Communion anglicane. Trois ans après le début de son mandat, les premières femmes prêtres ont été ordonnées en 1994 - démarche qu'il a beaucoup appuyée. L'Église d'Angleterre et la Communion anglicane doivent faire face à la question -- non résolue -- de l'homosexualité. George Carey a affirmé clairement son opposition à l'ordination d'homosexuels.

Lors de sa troisième session tenue en Hongrie du 15 au 20 novembre 2001, la Commission spéciale sur la participation des orthodoxes au Conseil œcuménique des Églises a pris une décision importante en affirmant que « le consensus était le mode de prise de décision le plus approprié pour les organes directeurs du COE ». Par consensus elle entend une méthode qui « a pour but de dégager l'opinion générale prévalant parmi les participants à une réunion sans recourir au vote ». La Commission spéciale a été créée par la VIIIe assemblée du COE à Harare en 1998, à la suite des préoccupations exprimées par les Églises orthodoxes et orientales préchalcédoniennes devant certaines évolutions du COE. Une session plénière à Helsinki, Finlande, du 27 mai au 2 juin 2002 permettra à la Commission de préparer le rapport final qu'elle soumettra lors de la prochaine rencontre du Comité central du COE du 26 août au 3 septembre à Genève.

Un pas vers la réunion de l'Église d'Angleterre et de l'Église méthodiste, qui se sont séparées à la fin du XVIIIe siècle, a été proposé aux deux Églises pour étude au cours de l'année avoir l'espoir qu'il sera ratifié à l'été 2003. La proposition invite les deux Églises à conclure un accord par lequel chacune reconnaîtrait l'autre comme une véritable Église -- membre de l'Église une, sainte, catholique et apostolique définie par le Credo de Nicée-Constantinople -- et reconnaîtrait également leurs baptême, eucharistie et ministères respectifs. Si la proposition est acceptée, les deux Églises pourraient alors considérer de poursuivre vers la pleine communion, avec échange de ministres et, éventuellement, vers la pleine unité visible.

Durant une visite en Iran, du 11 au 14 janvier, le patriarche Bartholomée Ier, chef spirituel des chrétiens orthodoxes, a lancé un appel au dialogue entre les responsables musulmans et chrétiens. « Nous devrions écouter les autres avec attention et sincérité et avec la volonté de comprendre et d'accepter le dialogue, sans arrogance ni fanatisme, afin que ce dialogue permette de surmonter les préjugés et tout ce qui empêche la coexistence pacifique ». La visite de Bartholomée Ier était la première effectuée par un patriarche orthodoxe depuis la révolution islamique de 1979 en Iran. Il s'est entretenu avec le président réformateur Mohammad Khatami et le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei. Le président Khatami a lancé un appel au dialogue interreligieux durant cette rencontre et a exhorté les croyants de toutes les religions à « suivre les messages des prophètes et à encourager les valeurs religieuses, afin de mettre fin à la discrimination et à l'injustice et d'écarter les menaces qui pèsent sur la civilisation ».

Les participants à la rencontre annuelle de la Commission mixte de la Conférence des Églises européennes (KEK) et du Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE), tenue à la fin de janvier à Ottmaring, Allemagne, ont fait une évaluation préliminaire des discussions, rencontres et projets œcuméniques qui ont été réalisés en Europe à la suite de la Charte œcuménique publiée à Strasbourg, France, l'année dernière. La Commission mixte a aussi étudié la possibilité de convoquer une troisième assemblée œcuménique européenne pour faire suite à celles tenues à Bâle en 1989, et à Graz en 1997. Les participants ont aussi entendu un rapport sur les activités du comité Islam en Europe et de la conférence internationale « Chrétiens et musulmans en Europe » tenue à Sarajevo, du 12 au 16 septembre 2001.

Un récent document du Vatican affirme que le christianisme ne peut être pleinement compris sans une réflexion sur la révélation divine contenue dans la Bible juive. Le document de plus de 200 pages, intitulé Le Peuple juif et ses saintes Écritures dans la Bible chrétienne et publié par la Commission biblique pontificale souhaite promouvoir l'amour envers les juifs dans l'Église du Christ, après les « crimes abominables » dont ils ont été victimes pendant la Seconde guerre mondiale. Il affirme qu'à la lumière des Écritures, il n'y aurait pas dû y avoir rupture entre l'Église du Christ et le peuple juif et que le Nouveau Testament reconnaît l'autorité de l'Ancien Testament comme révélation divine et ne peut être compris qu'en profonde relation avec lui et avec la tradition juive qui l'a transmis.

Un groupe de travail sur la Décennie « vaincre la violence » (DVV) s'est réuni du 25 au 27 janvier dernier afin de préparer un document d'étude à l'intention des Églises sur le thème de la décennie. Le document sera centré sur quatre thèmes principaux, qu'une enquête effectuée auprès des Églises de 2000 à 2001 a fait apparaître comme les causes profondes de la violence : l'esprit et la logique de la violence, le bon et le mauvais usage du pouvoir, les questions de justice, l'identité et la pluralité religieuses. « Les thèmes ne sont pas destinés à la seule étude théorique ; ils doivent être des lentilles qui permettront aux Églises de mieux prendre conscience des défis qui leur sont lancés alors qu'elles s'efforcent de vaincre la violence, et les aideront à trouver des solutions durables et constructives » a déclaré le coordinateur de la DVV, Deenabandhu Manchala. Les délégués à l'Assemblée du Conseil œcuménique des Églises tenue à Harare au Zimbabwe en 1998 ont décidé la proclamation d'une Décennie « vaincre la violence ». La Décennie, inaugurée dans le monde entier en février 2001, vient ajouter sa pierre aux initiatives déjà en cours à travers le monde visant à créer une culture de la non-violence. Pour toute information complémentaire, s'adresser à : Diana Mavundure, Responsable de la communication de la DVV, Tél. : (+41 22) 791 67 01 ou à Karin Achtelstetter, Responsable des relations avec les médias Tél. : (+41 22) 791 61 53 Portable : (+41) 79 284 52 12.

Un adulte sur quatre qui navigue sur l'Internet recherche un contenu religieux ou spirituel, selon une étude publiée le 23 décembre par le Pew Internet & American Life Project. Un sondage téléphonique auprès de 500 utilisateurs d'Internet a trouvé que plus de gens recherchent de la spiritualité sur le Web qu'il y a un an -- 28 millions contre 20 millions l'année précédente. La grande majorité des chercheurs de religions -- 84 pour cent -- fréquentent déjà un lieu de culte et pratiquent plus régulièrement que le reste de la population. Soixante-neuf pour cent ont déclaré chercher de la documentation pour enrichir leur propres connaissances religieuses.

Les Journées chrétiennes de la communication se sont déroulées en France du 1er au 7 février. Elles fournissent aux mouvements, organisations et communautés catholiques et protestants l'occasion de publier leurs initiatives récentes dans le domaine de la communication, depuis les bulletins paroissiaux jusqu'à l'internet. Le site web des JCC http://www.lesjcc.org offre des méditations et des documents sur les médias.

Une majorité d'Américains jugent les musulmans favorablement, selon un sondage effectué par ABC News/Beliefnet. Le sondage téléphonique national a révélé que 57% des 1 023 adultes contactés disent que l'islam enseigne la paix, non la violence. Même si 61 % des Américains avouent ne pas savoir grand chose de cette religion qui croît rapidement, 42% croient que l'islam enseigne le respect des non-musulmans, contre 22% qui disent le contraire. Les impressions négatives ont aussi baissé, de 39 % en octobre à 24 % en décembre.

Une orthodoxe, Helen Huszagh, est la nouvelle président du Conseil des Églises des États-Unis, organisme œcuménique qui réunit les Églises anglicanes, protestantes et orthodoxes du pays. Première femme orthodoxe à détenir ce poste, Mme Huszagh, âgée de 64 ans, est avocat pour une entreprise de Chicago qui a été longtemps membres du conseil de l'archidiocèse grec orthodoxe des États-Unis. Son intronisation s'est déroulée au cours d'une cérémonie dans la cathédrale orthodoxe d'Oakland, Californie.

Quelque 70 000 jeunes anglicans, catholiques, protestants et orthodoxes de nombreux pays d'Europe se sont réunis à Budapest, en Hongrie, du 28 décembre 2001 au 1er janvier 2002, pour la 24e rencontre européenne des jeunes organisée par la communauté œcuménique de Taizé sur le thème : « Aime et dis-le par ta vie ». Des jeunes d'Europe centrale et de l'Est ont pris la parole au cours de diverses activités telles les réunions de prière et les forums tenus dans des églises de la ville et le parc des Exposition, transformé en lieu de prière. C'est là que les participants se retrouvaient à la fin de chaque journée pour des prières communes et des réflexions de Frère Roger, fondateur de la communauté de Taizé. Parmi les personnalités qui ont envoyé des messages à la rencontre on note le patriarche de Moscou, Alexis II, le pape Jean-Paul II, l'archevêque de Cantorbéry, Mgr George Carey, et le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan.

Le rapport d'une recherche du Centre national de l'Université Columbia sur l'abus de substances intoxicantes révèle une plus grande tendance à fuir l'alcool ou la drogue chez les personnes qui fréquentent l'église régulièrement ou qui considèrent personnellement que la religion est importante, qu'elles soient ou non pratiquantes. Les adultes qui ne vont jamais à l'église sont cinq fois plus susceptibles d'avoir fait usage de drogues illicites et près de sept fois plus susceptibles de boire à l'excès. Chez les adolescents, ceux qui ne sont jamais allés à l'église sont deux fois plus susceptibles de fumer et de boire que ceux qui fréquentent l'église régulièrement. L'étude suppose que la religion pourrait avoir un impact positif en dénonçant spécifiquement l'usage de drogues et d'alcool, en donnant un « sentiment d'acceptation et d'appartenance » ou en donnat espoir en l'avenir. Le rapport recommande de donner une plus grande formation aux professionnels engagés dans le domaine religieux pour qu'ils reconnaissent les signes d'abus et les réfèrent aux bonnes personnes et il invite le clergé à parler davantage de ce problème en chaire.

Une rencontre interreligieuse à Bruxelles, les 19 et 20 décembre 2001, a réuni des représentants des trois religions monothéistes venus d'Europe, du Moyen Orient, et du Maghreb. L'événement, organisé par le patriarche œcuménique Bartholomée 1er et Romano Prodi, président de la Commission européenne, témoignait d'un désir commun chez les fidèles des trois religions de vivre en paix les uns avec les autres dans un esprit d'harmonie. Les trois plénières avaient pour sujets : « les principes religieux de la coexistence pacifique », « des modèles historiques de coexistence pacifique » et « le pluralisme religieux et la coexistence pacifique ». Les conférenciers étaient le grand rabbin de Grande-Bretagne, Jonathan Sacks, l'archevêque de Cantorbéry, George Carey, Mehmet Nuri Yilmaz, président du département des Affaires religieuses de Turquie, l'archevêque Anastasius de Tirana, primat de l'Église orthodoxe d'Albanie, Mohammed Masjed, ministre iranien des Affaires étrangères, le grand rabbin Paul Haïm Eisenberg, de Vienne, le rabbin Arthur Schneier, de New York, et le Catholicos arménien de Cilicie, Aram 1er. Une déclaration préparée par un comité de rédaction a été adoptée à la fin de la rencontre.

Posted: March 31, 2002 • Permanent link: ecu.net/?p=34
Categories: CCEIn this article: Centre Canadien d’œcuménisme
Transmis : 31 mars 2002 • Lien permanente : ecu.net/?p=34
Catégorie : CCEDans cet article : Centre Canadien d’œcuménisme


  Older postsAnciens articles | Newer postsArticles récents